Cela me met mal à l’aise lorsque le réflexe chez nous les Africains, c’est la critique systématique des gouvernements. Ce qu’il faut dire aux gens de la diaspora, c’est qu’ils sont dans des pays qui ont au moins 200 ans d’existence. Donc, il faut arrêter de comparer ces pays aux pays africains qui ont à peine 50 à 60 ans d’indépendance.

Les pays africains ont une marge pour leur progression même si tout n’est pas parfait. Ce qui est important, c’est que quand la diaspora revient en Afrique, elle doit avoir trois qualités fondamentales. Elle doit être patiente, persévérante et humble.

La patience pour la compréhension que tout ne va pas changer systématiquement en Afrique du jour au lendemain. La persévérance pour comprendre que ce sont nos pays et que nous avons le devoir de continuer à essayer avec la même détermination que lorsque nous sommes arrivés dans les pays occidentaux. Le troisième élément, c’est l’humilité parce que l’Afrique aussi change.

Si nous n’avons pas la possibilité d’intégrer cet aspect du changement de l’Afrique, des mentalités et du rapport que nous avons avec l’Afrique, nous venons en Afrique avec des prérequis qui ne nous permettent pas l’ouverture nécessaire à la compréhension de tout le dynamisme qu’il y a en Afrique. Ceci étant, les administrations doivent s’améliorer et vont s’améliorer. Et c’est pour cela qu’on lance des appels à la diaspora pour qu’elle vienne apporter sa contribution à l’amélioration du dispositif qu’elle décrit.